Pourquoi le coût d’un chien-guide est-il aussi élevé ?
Former un chien-guide représente un investissement conséquent, car chaque étape du parcours est essentielle pour garantir le bien-être du chien et l’efficacité de son futur travail.
Le coût inclut notamment :
- l’achat du chiot et son équipement de départ (cage, panier, jouets, harnais, gilet de sécurité,..)
- la prise en charge en famille d’accueil (accompagnement personnalisé, nourriture, soins vétérinaires, séances d’ostéopathie)
- la formation assurée par notre éducateur canin pendant plusieurs mois,
- la préparation du futur utilisateur (rencontres, accompagnement lors de la remise)
- le suivi post-remise pour garantir la qualité du binôme formé
- les frais administratifs et de coordination pris en charge par notre équipe tout au long du processus.
Chaque chien-guide représente plusieurs centaines d’heures de travail humain et de soins.
Pour en savoir plus, consultez notre document détaillé : PDF Coût d’un chien-guide.
Pourquoi la Fondation I See se présente-t-elle comme un partenaire des personnes aveugles ou malvoyantes ?
Parce que nous plaçons l’intégration des personnes aveugles ou malvoyantes au cœur de toutes nos actions.
À la Fondation I See, nous sommes convaincus que chaque personne déficiente visuelle a le droit de mener la vie qu’elle choisit, avec les mêmes ambitions, envies et loisirs que n’importe qui, tout en tenant compte de sa réalité spécifique.
Nous nous positionnons donc comme partenaire, et non comme simple prestataire ou accompagnateur. Notre rôle est de soutenir chaque personne pour qu’elle devienne actrice de son propre parcours et moteur de son intégration.
Quelles sont les limites d’un chien-guide ?
Le chien-guide est un compagnon précieux pour les personnes déficientes visuelles, mais il a aussi ses limites. Avant tout, il reste un être vivant, sensible, qui peut ressentir de la fatigue, du stress ou tomber malade. Il ne peut donc pas travailler en continu et a besoin de pauses, de moments de détente, de soins et d’attention.
Contrairement à une idée reçue, le chien-guide ne comprend pas les concepts abstraits. Il ne sait pas ce que signifie « aller faire les courses » ou « aller chez le médecin » : il réagit uniquement à des ordres concrets appris pendant son éducation, comme « cherche la porte » ou « à droite ou à gauche ». Ce n’est pas non plus un GPS : il ne peut ni planifier un itinéraire, ni trouver seul un lieu inconnu. C’est son utilisateur qui doit connaître son environnement, choisir son trajet et orienter le chien avec précision.
Le chien-guide n’a pas la notion du danger, c’est toujours à la personne de décider quand traverser une rue, en se fiant à ses repères auditifs ou technologiques.
Le chien guide agit dans l’espace proche : il peut éviter des obstacles, trouver une porte ou un siège, mais il ne peut pas aller chercher un passage piéton situé dans une rue parallèle, ni repérer un itinéraire complexe. Il a aussi des besoins naturels : manger, sortir, jouer, se reposer, qui doivent être respectés pour qu’il puisse bien faire son travail.
Enfin, même si la loi autorise l’accès des chiens-guides à la quasi-totalité des lieux publics, certains environnements peuvent être trop bruyants, étroits ou stressants pour lui.
En résumé, le chien-guide est un partenaire de mobilité, mais son efficacité dépend de la qualité de la relation avec son maître, de la bonne connaissance de l’environnement et du respect de ses besoins en tant qu’animal vivant.
Que devient un chien-guide lorsqu’il prend sa retraite ?
Comme tout le monde, un chien-guide a droit à une retraite bien méritée après plusieurs années de service.
Lorsque le moment arrive, le chien cesse simplement d’exercer son rôle de guide et peut devenir un chien de compagnie. Dans la majorité des cas, il reste auprès de son utilisateur, qui choisit de le garder à ses côtés pour profiter d’une nouvelle relation plus détendue, sans les contraintes du travail.
Si, pour des raisons personnelles, l’utilisateur ne souhaite pas ou ne peut pas le garder, le chien est alors confié à un membre de sa famille ou à un proche.
Et si aucune de ces solutions n’est envisageable, nous faisons appel à des familles d’adoption volontaires inscrites auprès de notre Fondation, soigneusement sélectionnées pour offrir à nos chiens une retraite heureuse et adaptée.
Pourquoi ne faut-il pas caresser un chien-guide lorsqu’il travaille ?
Lorsqu’il porte son harnais et guide une personne, un chien-guide est en pleine mission. Il doit rester concentré à 100 % pour garantir la sécurité de son utilisateur.
Le distraire en le caressant ou en l’appelant peut sembler anodin, mais cela peut compromettre sa concentration et mettre en danger la personne qu’il accompagne, qui lui fait entièrement confiance pour se déplacer en toute sécurité, parfois dans des environnements complexes.
Pour cette raison, nous vous demandons de ne pas le solliciter lorsqu’il est en harnais et en situation de travail. En revanche, en dehors de ses heures de service, le chien peut tout à fait profiter de moments de détente et d’affection avec la permission de son maitre.